COMMENT SAVOIR SI JE SUIS EN BURN OUT ?

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Découvrez les causes du burn out, comment identifier les signaux d’alerte et les solutions naturelles pour en sortir.

On entend beaucoup parler du burn-out en ce moment et à juste titre car c’est un sujet essentiel à mon sens. Mais je pense qu’il persiste encore un grand flou sur sa nature, sur les signes avant-coureurs et les moyens à notre disposition pour s’en remettre. Et nous allons faire le point là-dessus ensemble.

D’abord, pour vous donner quelques chiffres, nous comptons aujourd’hui, en France, 2.5 millions de personnes en burn-out sévère et 3 millions de personnes seraient en détresse psychologique (c’est-à-dire sur le point de basculer…). Ce phénomène semble complètement viral alors qu’il ne s’agit pas d’une maladie infectieuse…

Et le burn out, c’est quoi exactement ?

Il est appelé également Syndrome d’Epuisement Professionnel car ce terme est avant tout employé dans le milieu du travail mais aujourd’hui nous nous rendons bien compte que le milieu professionnel n’en est pas la seule cause. Nous pouvons tout à fait faire un burn-out en étant parent, aidant ou après un traumatisme par exemple.

Le burn-out, comme son nom l’indique, arrive lorsque toutes nos ressources ont été largement consommées et que nous n’avons plus la force et l’énergie de gérer notre quotidien professionnel et personnel.

Le burn-out ne nous tombe pas dessus, il arrive progressivement, petit à petit, et il est la plupart du temps extrêmement salvateur ! Il est la conséquence d’un mécanisme physiologique puissant et archaïque fait pour nous sauver la vie !

Je m’explique. La plupart de nos fonctions physiologiques comme notre digestion, notre sommeil, nos hormones, etc, … sont gérées de manière inconsciente par notre système nerveux autonome. Il se charge d’équilibrer continuellement notre corps pour qu’il fonctionne de manière optimisée : c’est le principe d’homéostasie.

Et quand le burn-out survient, c’est notre système nerveux qui s’est mis en sécurité ! (comme si un fusible avait disjoncté sur le tableau électrique). Il a jugé que nous avions trop dépensé d’énergie en quelque sorte et que ce niveau d’énergie est tellement bas qu’il peut engager notre pronostic vital.

Et comment en arrive-t-on à « cramer » littéralement son énergie?

Pour vous l’expliquer, je vais revenir sur la biologie du stress. Et je vais commencer par la définition qu’un médecin endocrinologue, Hans Selye, donne du stress :

“Le stress est une réponse du corps non spécifique de l’organisme à toute demande d’adaptation qui lui est faite”

Plusieurs notions sont importantes dans cette phrase :

  1. Le stress est une réaction d’adaptation ! c’est à dire que face à certains changements de notre environnement, nous avons besoin des ressources du stress pour nous adapter à ce changement. Parce que le stress nous donne plus d’énergie sur le moment grâce notamment à l’adrénaline et la noradrénaline. Et je rappelle que notre environnement c’est ce que l’on mange, notre lieu de vie, les personnes que l’on fréquente, notre état de santé physique et mental, notre environnement professionnel, l’air que l’on respire, etc….
  2. Chaque personne, chaque corps, a sa manière d’exprimer ce stress ! C’est ce que veut dire “réponse non spécifique”. Il n’y a pas un ou des symptômes caractéristiques valables pour tout le monde. Et c’est ce qui rend difficile le diagnostic de stress chronique et de burn-out. Et c’est pour cette raison également qu’il n’est pas reconnu comme une maladie mais comme un syndrome. En clair, les signes cliniques sont variables selon les personnes et dépendent de leur terrain de santé propre (à la différence de certaines maladies infectieuses comme la varicelle qui sont facilement identifiables à ses boutons par exemple).

Hans Selye nous a décrit également le processus du stress en 3 phases : la phase d’alarme, la phase de résistance et la phase d’épuisement.

En gros, lorsque notre système nerveux a identifié un changement, une menace qui mérite adaptation (et aujourd’hui il ne s’agit plus d’une bête féroce dans une jungle inhospitalière mais plutôt d’une pile de dossier, des bouchons sur la route, des conflits, des sollicitations multiples…), il déclenche via le système nerveux orthosympathique, le mode “survie”, le mode “combat/fuite” . Et ce mode combat/fuite d’alarme va déclencher un grand nombre de réactions en chaîne pour permettre à notre corps de faire face à la menace (mécanisme qui est censé à la base nous sauver la vie) et donc d’augmenter ses ressources et son énergie. Comme par exemple, augmenter la fréquence cardiaque et respiratoire, alimenter en sucre nos muscles, augmenter notre vigilance, …

Mais c’est clairement une usine à charbon au niveau énergétique ! c’est à dire que ce mécanisme nous coûte beaucoup de ressources notamment en vitamines et minéraux et génère également beaucoup de toxines à évacuer (de pollution interne quoi !) Certes c’est un mécanisme naturel mais fait pour être utilisé PONCTUELLEMENT, quand notre VIE en dépend, vous me voyez venir ?

Vous l’avez bien compris, nous avons tendance à solliciter continuellement (inconsciemment bien souvent) notre système nerveux orthosympathique, notre mode stress. Et ceci malheureusement sans récupérer suffisamment. Ceci engendre l’épuisement progressif du corps et donc le burn-out à terme.

Dit autrement, nous surconsommons notre énergie notamment car notre environnement actuel nous pousse à nous suradapter continuellement. Et donc le burn-out intervient lorsque nous n’avons plus l’énergie de nous adapter à notre quotidien. Et différentes causes à cela, soit par ce que les sollicitations étaient trop nombreuses, soit parce qu’elles nous demandaient trop d’effort (ou les deux à la fois …).

Quels sont les signes avant-coureurs ?

Si vous m’avez suivie, le stress surconsomme nos ressources et notamment en vitamines et minéraux. Et lorsqu’il est en carence, et qu’il ne trouve pas dans l’alimentation ce dont il a besoin il va aller les chercher dans notre corps ! Oui oui, il va littéralement s’auto-détruire (sur des tissus qu’il considère non vitaux) pour trouver les ressources organiques dont il a besoin pour fonctionner.

Ex : vous observez une perte de cheveux, une mauvaise qualité de votre peau, des ongles striés, mous et cassants, des troubles digestifs, des douleurs musculaires, des troubles du cycle menstruel pour les femmes, troubles de la libido, troubles du sommeil,…et de la fatigue bien entendu car il manque du carburant à nos cellules pour fabriquer de l’énergie.

Autre conséquence, le stress chronique entretient l’inflammation, d’une part car les toxines s’accumulent dans l’organisme et d’autre part car le corps n’a plus l’énergie de les évacuer.

Ex : vous observez des troubles digestifs, des troubles de l’humeur, des troubles du sommeil, des problèmes articulaires, de l’acné, de l’eczéma, … et de la fatigue également car nos cellules encrassées fonctionnent moins bien et ont plus de mal à fabriquer de l’énergie.

Cette fatigue vous la ressentez en mode “up and down” ! Vous avez de plus en plus de mal à vous lever le matin, votre énergie est fluctuante pendant la journée et vous avez besoin de stimulants pour tenir (café, chocolat, sucres, sodas, alcool ou autres…)

Et le comble dans tout cela, c’est que bien souvent vous êtes dans le déni total !

Nous pouvons tellement être bloqués dans notre roue du Hamster que nous ne voyons pas ces signes ou nous les ignorons car nous avons d’autres chats à fouetter (et qu’ils nous ralentissent pfff) ! mais pas de culpabilisation ici, ce comportement est encore un moyen de protection pour supporter l’insupportable…

Et donc bien souvent, c’est l’entourage qui s’inquiète et donc comme ils nous enquiquinent avec leurs remarques, nous pouvons avoir tendance à nous isoler.

Vous savez, c’est comme si vous étiez en voiture sur l’autoroute à 200 km/h. Vous allez vite, votre champ de vision est rétréci, vous pouvez manquer de lucidité et vous sentez bien que vous ne pourrez plus garder le contrôle du véhicule très longtemps…

Et comment savoir si je suis en burn-out ?

Le burn-out intervient quand nous n’avons plus de bande passante, lorsque nous n’avons plus les ressources pour absorber toutes les adaptations que nous demande notre environnement. Et nous n’avons même plus la force de nous régénérer, d’éliminer nos propres déchets organiques, nous sommes littéralement intoxiqué, inflammé (“burn”). Le corps, à ce moment là, a signé la fermeture administrative de l’usine à charbon car elle constituait un véritable danger pour tout notre écosystème ! Et puis il n’y a plus de charbon de toute façon à bruler …

Quels sont les signes cliniques ? Sachant qu’ils découlent des troubles fonctionnels décrits plus haut.

Voici les 3 premiers qui sont les plus importants et quasiment communs à tout ceux qui sont en burn-out :

  • La fatigue, le sentiment d’épuisement qui persiste malgré des vacances
  • l’irritabilité, nous ne supportons plus grand chose, nous devenons très cynique face à certaines situations, nous pouvons avoir un sentiment de perte de sens et/ou d’impuissance.
  • Nous nous sentons “à côté de nos pompes”, presque hors de notre corps, nous fonctionnons comme un robot, en mode pilotage automatique.

Et voici, d’autres signes qui ne sont pas systématiques et qui sont propres à chacun et à son terrain de santé (liste non exhaustive) :

  • Un brouillard mental, des troubles de la mémoire, tendance à faire des erreurs, maux de tête, migraines
  • Infections chroniques, vous avez l’impression de “choper” tous les virus qui passent.
  • Des troubles digestifs (ballonnement, constipation, diarrhée, nausées …)
  • Troubles du sommeil
  • Troubles du cycle menstruel, troubles de la libido
  • Douleurs articulaires (maux de dos, de cervicales, …)
  • Un épuisement psychique avec de l’anxiété, de l’hypersensibilité émotionnelle, de la démotivation.
  • La prise de décision est difficile, vous n’arrivez plus à faire des choix.
  • Prise de poids au niveau abdominal, des compulsions alimentaires.

Comment fait-on pour en sortir ?

Quelles sont les solutions naturelles pour en sortir ?

Première étape on commence par accepter la situation car souvent nous pouvons éprouver de la honte et de la culpabilité à se sentir dans cet état de “faiblesse”.

Deuxième étape, nous n’avons pas le choix que de nous couper de ce qui nous pompe littéralement notre énergie : il faut stopper l’hémorragie : accepter l’arrêt maladie s’il est nécessaire, demander de l’aide pour la garde des enfants, ne plus voir certaines personnes parfois …

Il nous faut devenir votre priorité absolue et il vous faut savoir une chose :

“Plus rien ne sera jamais comme avant”

et c’est tant mieux !

Je m’explique.

Ce burn-out est le résultat d’un environnement qui ne nous convenait pas, donc nous n’allons pas nous sortir de ce guêpier en reprenant notre vie d’avant. Sinon nous courons le risque de nous payer un aller simple pour un deuxième burn-out.

A mon sens, nous allons devoir, à notre rythme et en douceur :

  • Nous revitaliser et faire baisser l’inflammation en nous reposant et en apportant à notre corps les nutriments nécessaires dont il a pu manquer. Cela consiste bien souvent à changer certaines habitudes alimentaires, reprendre une activité physique adaptée, améliorer son sommeil, apprendre à reconnaître les signes de fatigue et à gérer son stress et ses émotions. Car rappelons que la fatigue n’est pas que physique, elle est également psychique.
  • ET (j’insiste sur ce ET) faire, en quelque sorte, le ménage dans notre vie sur ce qu’il ne nous convient plus (poser des limites oui c’est ça que je veux dire !) et s’orienter vers des actions, lieux, travail, personnes qui vous énergisent (nous enthousiasme davantage quoi) ! Cela ne veut pas dire que tout est à jeter à la poubelle, je vous rassure mais cela demande un certain travail d’introspection et de connaissance de soi.

Pour illustrer mon propos, je trouve que cette citation attribuée à Einstein très parlante :

“La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent”

En tout cas, c’est ce qui a marché pour moi lorsque j’ai fait mon burn-out il y a maintenant 2 ans et demi…donc je ne peux que vous inviter à essayer si vous êtes dans ce cas à davantage vous prioriser et à être davantage conscient de ce qui vous coûte cher en bande passante et de ce qui catalyse votre énergie !

Merci encore une fois de m’avoir lue jusqu’ ici, je reste disponible pour vos questions comme d’habitude.

Je vous invite chaleureusement, si cet article vous a plu, à le transférer et tout particulièrement à une personne qui aurez bien besoin de lire ces lignes …

Je suis ravie de partager tout cela avec vous et je vous dis à très bientôt !

Affectueusement

Elodie

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